Entretien avec un motard

motard-interviewMa mère me raconte souvent l’histoire de la vie qu’elle avait avec mon père, notamment de leurs escapades en moto dans les Dolomites qui, pour une raison que je n’arrive pas vraiment à comprendre, me fascinent depuis que je suis toute petite. C’est sans doute parce que j’aime l’Italie… Bref, cela m’a donné la merveilleuse idée d’aller interviewer un motard… Je vous présente Gérard, 42 ans et passionné de deux-roues.

A quand remonte votre passion de la moto ?

Mon père avait l’habitude de m’emmener à l’école en deux-roues, c’est lui qui m’a passé le virus. Etant son fils unique, il n’a pas hésité à m’offrir un trial 50 cm3 à 13 ans. Ce fut le déclic, je suis devenu un féru de moto. Je me souviens, à 13 ans, on me laissait déjà me balader seul avec une 750 cm3. Mais ma première vraie moto a été une 350 RDLC, je l’ai eue avec mon permis. Je ne sortais jamais sans mon bolide, j’adorais rouler à vitesse élevée et encaissais bien les chutes…

Pourquoi vous ne vous êtes jamais lancé dans la compétition ?

Si j’y ai pensé mais après mûre réflexion, j’ai su qu’il n’était pas question de compétition mais de liberté. Pour moi, seul le plaisir de rouler compte, et pour le ressentir, je n’ai pas besoin de gagner.

Votre femme vous a-t-elle déjà influencé de ne plus rouler

Je vois où vous voulez en venir (rires). Jamais ! Elle ne conduit pas, certes, cependant elle est aussi passionnée de moto. On part souvent en balade, Belgique, Allemagne, Italie, le Sud de la France, on a quasiment fait le tour d’Europe. Je lui ai même demandé sa main sur route…

Avez-vous déjà été hospitalisé pour chute grave ?

Oui ça m’est déjà arrivé plus d’une fois mais seulement durant mon adolescence, sans doute parce que j’étais encore en phase de découverte. Aujourd’hui c’est différent, la moto fait partie de moi… J’ai mûri aussi et je fais plus que jamais attention à la sécurité.

Et du coup ?

Je roule globalement plus lentement, je ne double plus comme un malade sur l’autoroute ou je ne me faufile plus sur la voie de droite dans les bouchons. J’essaie au maximum de me signaler aux autres véhicules (attention aux angles morts) et surtout je porte toujours mon casque (que j’achète maintenant toujours à l’équipe de la centrale du casque et ça depuis mon premier accident avec un casque pourri que j’avais acheté dans un magasin dont je ne donnerais pas le nom).

La moto que vous considérez comme la plus belle ?

Je suis un adepte des modèles hypersport. Ce serait sans hésiter la Ducati 916. Mais encore, il faut faire la différence avec une belle moto et une bonne moto. Pour la seconde, j’opterais pour l’ER6.

Un dernier mot ?

Je vais terminer par une phrase de Paul Peczon : « Conduire une moto est sans aucun doute la sensation la plus intense qu’une machine puisse provoquer. »

 

 

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